Un ancien Premier ministre au conseil de quartier
Ouest-France
Fidel Moungar, chirurgien des hôpitaux d'Alençon et Mamers, a été Premier ministre du Tchad entre avril et novembre 1993, sous Idriss Déby. Sa règle de
vie ? La conviction qu'il faut contribuer à la vie en société, où qu'on soit. « Si vous ne voulez pas être géré par les autres, prenez part à la gestion »,
sourit-il. Il a donc « géré » le quotidien de dix millions de Tchadiens, porté par la volonté d'être utile.
Déjà, au lycée, ce fils de commerçant prenait en main les problèmes des autres. Plus tard, à la faculté de médecine d'Amiens, où il étudie grâce à une
bourse de l'Organisation mondiale de la santé, il anime des mouvements de jeunes chrétiens. La guerre civile éclate au Tchad alors qu'il termine ses études. On est en 1979. « Je
voulais exercer dans mon pays, mais c'était devenu impossible. »
Pourtant, le jeune médecin, alors âgé de 31 ans, veut faire quelque chose pour le Tchad. Il entre en politique. Depuis Péronne (en Picardie) où il
travaille, il fonde un parti, l'Action tchadienne pour l'unité et le socialisme. « On rêvait. C'était l'époque du lyrisme sur le thème du partage... » L'Actus
lutte, de loin. Et se fait connaître. Quand Hissène Habré arrive au pouvoir, en 1983, Fidel Moungar refuse le portefeuille de ministre de la Santé.
Idriss Déby, appuyé par la France, renverse Habré en décembre 1990. Fidel Moungar est à nouveau demandé : on a besoin des élites pour gouverner le
pays. « J'ai pu retourner au Tchad. Mais j'avais épousé une Picarde, j'avais une famille et un travail en France. J'ai proposé d'aider, de loin. »
Fidel Moungar a une vision intransigeante de la « bonne » politique : ne pas profiter du pouvoir pour s'enrichir ; conserver un
salaire à côté pour rester indépendant ; servir, sans se servir. Une approche dictée par son éducation protestante.
Sa position séduit François Mitterrand, qui le fait convoquer à l'Élysée pour le convaincre d'accepter, en 1992, le ministère tchadien de l'Éducation
nationale. « Il m'a dit : 'Vous êtes intéressant, jeune homme'. Et il m'a confié un
milliard de francs pour payer les fonctionnaires et redresser tout le système scolaire. » Sa première tournée ministérielle, il la fait à pied. L'argent public ne doit
servir qu'à son pays. Grâce aux fonds français, des enseignants se sont acheté des vélos qu'ils appellent « Fidel Moungar »...
Cette gestion financière déplaît à Idriss Déby, qui le charge tout de même d'organiser la grande conférence nationale de 1993 pour l'élection
démocratique d'un premier ministre. Face à quinze candidats, le nom de Fidel Moungar sort des urnes.
Le médecin ne change pas sa ligne de conduite : pas de résidence d'État, une honnêteté intransigeante. « Je suis le seul ministre tchadien dont le directeur de cabinet a été mis en prison pour avoir respecté les consignes de son chef ! » Après
deux tentatives, Idriss Déby parvient à évincer son encombrant Premier ministre.
Le hasard des affectations dans les hôpitaux français amène peu après Fidel Moungar à Alençon. Sa femme Corinne, qu'il avait connue au bloc opératoire
de Péronne, est devenue ici cadre hospitalier et... conseillère municipale de la nouvelle majorité.
Fidel l'a encouragée à prendre part à la vie publique. « En s'occupant des enfants, en faisant mal ¯ il le dit lui-même ¯ la cuisine, il
me permet d'assister aux réunions, dit-elle. Indirectement, il participe déjà à la vie municipale. » A son tour, elle le convainc de se porter candidat au conseil de
démocratie locale. Il est tiré au sort parmi les volontaires. « J'ai dit à ma femme que nous devrions jouer au
Loto ! »
Fidel Moungar ne jouera pas au Premier ministre dans son quartier. « J'ai si souvent parlé que j'adore me taire. Et puis je ne suis pas
là pour faire valoir mes idées, même si je suis prêt à les défendre bec et ongles, mais pour être utile, si je peux. »
Ce « simple citoyen d'Alençon » est tout de même invité, par l'université américaine de Harvard, à une conférence
internationale sur la gouvernance... Il ne désespère pas, un jour, de retourner au Tchad pour gouverner son pays.
Béatrice LIMON.
Photo : Jean-Yves DESFOUX.
Pour aller plus loin : www.perspectives-tchad.com
" Moi, je, moi j'ai, moi je suis, moi je serai, mom, moi, moi"
Vraiment, à 60 ans R2VOLUS, la sagesse doit t'apprendre la modestie. Tu es trop narcissique, trop égoïste? TROP 2GOCENTRIQUE.
Là encore tu n'as été que 4 mois seulement Premier ministre. Le seul Premier Ministre qui n'a duré que 4 mois.
QUELLE HONTE? MAIS TU NE LE RECONNAIS PAS.
Desormais, parmi tes multiples "exploits", tu dois aussi citer ta primature éphémère. 4 mois.
Mais je comprends, toi, il te faut des "fidèles" devant qui tu va déblaterer comme à ton habitude. Tu aimes parler, parler, parler et donc face aux conseillers de quartier d'Alençon, tu vas t'imaginer devant les députés tchadiens que tu harangues, interpellent et dénoncent avec tes tripes....
Oh, ngokom, réveille-toi. Le tchad n'est pas à Alençon.
N'est pas Noungar qui veut, dès qu'il parle il fait peur, merci Fidel , merci à toi d"être revenu sur la scène, voilà que les petites personnes qui ne savent m^me pas aligner une phrase commencent à avoir peur, meê tchadactuel qui n'a jamais voulu publier quelque chose de toi le publie en pensant que ce article pouvait te porter préjudice fait plûtôt ta publicité , bravo et continue, les petits resteronts petits et minables et les grands comme toi il n'ya pas "ton deux au tchad" (pour reprendre cette belle expression parlante ivoirienne
Mais il vous fait chier moungar et vous ennerde bien même, c'est le seul sudiste qui fait notre fièrté,
Meme si c'es un joour il a éré élu ey non désigné
Nous les sudistes il nous interresse et nous aimons sa suffissance sa hauteur de vue, sa grandeur il est au dessus de la melée et c'est sa force, je l'adore, est un chef, les gestes les mots la demarche rien n'est fait au hasard, un chef est un chef ca ne s'improvise pas, Moungar et ca il la dans la peau, Même son nom veut tout dire , dieu est grand, vous allez voir ,