Mardi 12 mai 2009
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Forcément conscient de son impopularité caractérisée et de l'aversion du peuple tchadien pour sa politique de prédation et d'assassinat, Idriss Déby
Itno tente de s'acheter une popularité de circonstance à coup de pétrodollars.
Aux termes d'un décret pris mardi par Idriss Déby, "la journée de mercredi sera "fériée, chômée et payée" au Tchad, pour la tenue d'une "marche nationale contre l'agression soudanaise".
Voilà une tentative de corruption d'Etat qui mérite d'être vigoureusement dénoncée par les partis politiques d'opposition et les associations des droits de l'Hommes. L'argent de l'Etat ne doit
pas servir à tuer les Tchadiens et ensuite à organiser une fête grandiose pour célébrer le massacre de nos jeunes compatriotes tombés sous les balles du tyran. Qui plus est, la majorité de nos
compatriotes est contre cette guerre et contre Déby.
Cela dit, pourquoi déclarer fériée et payée une journée ouvrable alors que samedi et dimanche, salariés et fonctionnaires sont libres de vaquer à leurs occupations et donc, de participer à toute
manifestation si le coeur leur en dit ? L'Etat s'engage-t-il à compenser le manque à gagner d'une journée de travail perdue pour les entreprises du secteur privé dont les salariés sont forcés à
se mobiliser pour soutenir cette mascarade ?
La réponse à cette dernière question est évidemment, non !
Et le choix d'une journée ouvrable pour la manifestation n'est pas anodine.
Idriss Déby et sa bande de mafiosi savent pertinemment que l'immense majorité de Tchadiens ne mettra pas le pied dehors samedi et dimanche pour soutenir ceux-là même qui affament le peuple pour
le tuer à petit feu.
D'ailleurs, les
Tchadiens ne sortiront pas nombreux pour soutenir ce prédateur qui tue leurs frères et enfants en payant des mercenaires étrangers pour piloter ses engins de mort que sont les MI-24 et autres
Blindés.
Certes, Kassiré Coumacoye, "le mouton qui broute là où il est attaché", s'était engagé à mobiliser 90 troupeaux de moutons prétendus dirigeants de "partis politiques toutes tendances confondues"
pour cette soi-disant "marche de soutien aux forces de défense et de sécurité et au président de la République contre l'agression soudanaise au Tchad."
Mais le mouton n'a,
semble-t-il, pas réussi à convaincre certains hommes politiques dignes qui ne se laissent pas facilement corrompre par le syndicat du crime organisé qui a décidé de vider les caisses de l'Etat
pour fêter le massacre des jeunes tchadiens.
C'est le cas de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC) qui a annoncé qu'elle avait décidé de "s'abstenir de s'associer aux marches et mesures suggérées
par la mouvance présidentielle".
La descente aux
enfers ne fait que commencer pour le tyran du palais rose.
Par ANTIIMPOSTEUR