Depuis plusieurs semaines et
surtout depuis la signature de l’accord de paix à Tripoli, le 25 juillet 2009, entre le Mouvement National (MN) et le Gouvernement du Tchad, nous assistons à une désinformation et un lynchage
médiatique à l’endroit du MN et de ses responsables. La dernière en date est celle parue dans le blog Ambenatna et intitulée « MN : le sauve qui peut à Tripoli ».
Pour votre information, la délégation du MN à Tripoli ne souffre d’aucun stress moins encore d’affolement. Elle poursuit son séjour dans la sérénité la plus totale et conformément à son
calendrier de travail. Nos forces ne rencontrent aucun problème de défections dans leur rang comme cela a été signalé ça et là mais au contraire, elles sont solidaires avec la direction politique
et cela ne souffre d’aucune ambigüité.
Nous voulons rappeler aux uns et aux autres que nous avons choisi de prendre les armes pour défendre une cause, celle de la démocratie et des
libertés. Nous avions pensé en son temps, à tort ou à raison, que les conditions internes et externes sont réunies pour faire ce pas. C’est dans ce contexte que nous nous sommes retrouvés dans
cette opposition politico-militaire de l’Est après bien sûr s’être opposés au régime de manière pacifique.
Dans cette lutte armée, d’énormes sacrifices ont été consentis et un lourd tribut a été payé par les uns et les autres dans le but de réaliser le changement tant attendu par le peuple tchadien.
Après plus de quatre ans de lutte, les leaders politiques de l’opposition de l’Est ont été
incapables d’unifier leurs forces autour d’un programme commun capable de contenir les aspirations de notre peuple. Ceci se traduit par des regroupements ethniques qui n’ont aucun caractère national et c’est le cas de toutes ces formations politico-militaires. Bien des maux qui sont à la base de cette rébellion parmi lesquels l’injustice et le tribalisme, se sont non seulement développés mais renforcés et devenus un moyen
pour se hisser en leader de son propre clan. Cette incapacité des leaders, a conduit leurs parrains à ne pas tenir compte de la cause pour laquelle ils ont pris les armes
et à les traiter comme des mercenaires.
Fort de ce constat, il nous a fallu du courage,
de la grandeur et de la clairvoyance pour franchir les obstacles de toutes sortes, afin de refuser de porter l’habit du mercenariat et faire la paix des
braves. Quant à la suite, il appartient à l’histoire de
juger.
Pour ce
qui vous concerne, au lieu de passer votre temps à dénigrer, désinformer et faire de la propagande inutile contre notre choix que nous assumons pleinement, consacrez vos énergies pour unifier
cette dite opposition politico-militaire de l’Est pour toute alternative (paix ou guerre).
Pour ce qui me concerne, je ne suis ni malade, ni dépressif et que le bon Dieu m’en
préserve pour le grand bonheur de ma famille, de mes amis et tous ceux, pour qui, je peux être utile. Contrairement à ce que vous avez simulé, ni ma famille, ni mes amis, ne se sont
mobilisés parce qu’il n’y a aucune raison de le faire. Je suis en parfaite santé, en pleine forme et libre de mes mouvements. Si j’ai envie de quitter le territoire libyen, je le
ferai à tout moment et sans aucune inquiétude. Je n’ai pas non plus un rendez-vous médical dans un délai très proche comme vous l’avez insinué et s’il y a des individus mal intentionnés qui
prennent leur désir pour des réalités, c’est bien de leur côté qu’il faut chercher la dépression.
Merci.
Bourma Malick Daoud
TCHADACTUEL
http://www.tchadactuel.com/n5.php?2006/10/07/15-bourma-daoud-ahmad-repond-aux-questions-de-notre-temps
Merci pour votre compréhension.
Bourma Daoud Ahmat a renoncé aux nombreuses sollicitations de ses anciens amis qui avaient regagné le régime et voulu le convaincre en vain de rentrer au bercail, il y demeure intraitable et figure parmi les irréductibles opposants politiques au régime de Ndjamena.
Nour Adoum Hissein Ben Hassaballah Abderaman Aboud
Khartoum
Sudan
général abdelaziz koulamallah
Il nous a été donné de constater et ce, depuis quelques semaines, qu’une certaine frénésie débyenne s’est emparée de l’opposition politico-militaire en général et celle de l’Est en particulier. La raison de toutes ces agitations est simple : Qui sera le 1er rallié au régime Déby pour avoir la meilleure récompense ?
Des rencontres tout azimut sont organisées çà et là dans les capitales africaines sans que le peuple tchadien soit informé alors que c’est de son destin qu’il s’agit.
Il y a eu d’abord les différentes rencontres de Tripoli entre l’opposition politico-militaire et le gouvernement et dont la dernière est celle du 22 juin 2007 et qui s’y déroule actuellement sans qu’on sache exactement sur quoi les deux parties sont tombées d’accord. Un mois et demi de négociations et rien ne filtre à part que des ralliements individuels sont déjà observés. On sait qu’une délégation conduite par Kabaro HISSEIN et accompagné de Ali AHMAT AGHBACH (qui a un nom très lourd à porter), le colonel Issa ALBACHAR, Ahmat Almaître ainsi que d’autres personnes séjournent depuis quelques jours à N’djamena pour y rencontrer le prince qui, en ce moment à d’autres chats à fouetter mais comme ce sont eux les demandeurs alors ils attendront. Des négociations entre le Dr Amine Ben Barka et l’ensemble de la Direction de l’UFDD-fondamental en dehors d’Acheikh sont très avancées et ça ne sera pas une surprise si un accord venait à être signé. Il ne faut pas oublier la faction du RFC à sa tête Hanno qui est sur le point de signer un accord avec le gouvernement et la CNT de djineidi qui ne tardera pas à leur emboîter le pas. Au niveau de l’opposition politico-militaire de l’Est, ne resteront que le RFC de Timan et l’UFFD de Nouri sans oublier le CAR du Dr Albissaty SALEH ALLAZAM et le mouvement très actif de Ahmat Soubiane HASSABALLAH.
Cette situation combien de fois déplorable donnera à Déby l’occasion de développer deux thèses à savoir : Voilà avec mon argent et les moyens de l’Etat, j’ai pu acheter la conscience de ces Arabes là (Déby à chercher depuis toujours à éviter une confrontation directe avec les Arabes) et les diviser au maximum pour qu’en se ralliant même, il faille qu’ils viennent par canton ou par tribu car même étant rallié s’ils étaient unis ça sera une menace pour son pouvoir et là il le sait très bien. Pourquoi ces Arabes font la honte de toute une communauté ? Après que tout ce monde est avec lui, il développera la seconde thèse qui est celle de présenter Nouri comme un habréiste et Timan comme le principal malheur de ce pays parce que ce sont les mêmes qui m’ont induit en erreur dira t-il à ceux qui veulent bien l’écouter et les distraire.
Vient ensuite la rencontre de Libreville autour de l’ancien Président Goukouni Weddeye aidé dans sa tâche par deux anciens de la scène politique tchadienne à savoir Antoine Bangui et Adoum Togoï sans oublier Fidel Moungar ( le 1er PM post CNS et Ex-Secrétaire Général de l’ACTUS), ce chirurgien qui a abandonné sa blouse pour la politique, certainement plus lucrative à son goût alors que le Tchad a besoin de lui sur le terrain sanitaire qu’il a déserté, et enfin Maïna Touka Ex- Ministre de la santé.
Quant à la conférence de Cotonou qui se tiendra du 25 au 26 août 2007, là également, il n y a plus rien à attendre quand on sait déjà comment elle est organisée et par qui alors le doute et le pessimisme sont permis.
Toutes ces initiatives de paix initiées par certains Leaders politiques honnêtes de l’opposition, sont à encourager. Cependant, d’autres dirigeants, animés par leurs ambitions et leur soif du pouvoir voudraient plutôt se saisir de ces opportunités pour se remettre en selle. Que pourrait-on alors espérer de ces rencontres, si l’acteur principal du drame tchadien, en l’occurrence le Président Déby persiste dans son refus de la tenue d’une Conférence de paix inclusive ?
Les différentes délégations de l’opposition qui se sont rendues à N’Djaména ont présenté des propositions de paix au Gouvernement. Lesquelles ? That is the question. On ne peut pas imaginer de telles rencontres sans qu’il ait des résolutions claires et pertinentes à présenter au peuple tchadien et aux différents observateurs internationaux.
Eu égard aux voltes faces et à l’opportunisme congénital de certains politiciens, le Peuple tchadien abusé et martyrisé n’est-il pas en droit d’être sceptique ?
et d’affirmer qu’il s’agit encore des nièmes ralliements au régime en perspective ?
Notre beau pays le Tchad mérite autre chose que cela et je pense que le temps est venu pour un renouvellement de la classe politique tchadienne car depuis l’indépendance jusqu’à nos jours ce sont les mêmes qui sont au devant de la scène politique, compromettant ainsi l’émergence de nouveaux cadres capables de diriger efficacement le Tchad. Il est temps que certains de ces anciens politiciens qui ont brillé par leur incompétence notoire et leur voracité à détourner des deniers publics, de quitter définitivement la scène politique.
Le peuple tchadien mérite mieux que ça à moins que ce pays là, soit maudit comme le disait Montesquieu « Lorsque Dieu, dans sa colère, veut châtier les peuples, il permet que les flatteurs se saisissent de la confiance des chefs ». Sans pour autant être pessimiste et défaitiste, nous espérons que les jours à venir nous édifieront beaucoup plus.
Pour conclure, je dirai que toutes ces rencontres ont pour dénominateur commun le festival des anciens politiciens dont une bonne partie, opportuniste invétérée n’a qu’une conception alimentaire de la politique.
La seule question que je me pose et je me poserai toujours est : Pourquoi de ce pays de 1.284.000 km2 et peuplé de 9.000.000 d’habitants, n’émergent pas des hommes et des femmes capables de le rassembler du Nord au Sud, d’Est en Ouest, le sortir du sous-développement, le pacifier et le réconcilier avec lui-même ?
M. Bourma DAOUD AHMAD.
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