Samedi 19 septembre 2009
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Ahmat Hassaballah Soubiane a rompu avec les armes
depuis quelque temps et conduit le Mouvement National vers des accords avec le gouvernement. Evénements relayé amplement par les medias depuis Tripoli ou il se trouve présentement. L’acte a été
salué par les médiateurs tant nationaux qu’à l’étranger. Peu de temps après, un autre acte fut salué par l’opinion. C’est le retour de l’ex président Goukouni Oueddei. Les deux gestes de paix
n’ont pas eu le même traitement à la presse. Nous avons apprécié à leur juste mesure et parfois avec plus de virulence, d’exécrables expressions provenant d’une tendance tapageuse des blogs
tchadiens. Des écrits critiques sont encore de mise pour quiconque soulevant un débat de niveau mais que de revanchards individus lâchent leur bile par des qualificatifs injurieux à l’endroit de
personnes respectées, relèverait d’une morale en souffrance, d’un déficit intellectuel caractérisé. Le reste est à déplorer.
Lorsque les dirigeants du Mouvement National décidèrent de sceller une alliance, des inquiétudes s’affichaient de partout. Etait-ce parce que les uns y voyaient un affaiblissement de la
résistance ou bien d’autres se préoccupaient déjà jalousement des postes juteux à donner à Soubiane, Tamboulet et Hamid dans un futur gouvernement ? Voila somme toute a quoi rêvent les postulants
qui luttent pour la libération du Tchad. Dans le maquis fait de l’UFR de Timane et les autres, on désignait le MN de monstre usurpateur dont la stratégie réveille des appétits dans le cercle. Les
velléités d’hier sont attisées aux fins de rejoindre le camp de Soubiane. Au sein des groupuscules armés, des consultations en aparté. Le sort de la lutte continue de perdre d’entrain. Les rares
fougues qui s’érigent ça et là finissent par s’éteindre. On se mord le doigt. A qui la faute ? Pour beaucoup, il est encore temps de prendre la poudre d’escampette avant qu’il ne soit trop tard.
Le MN à Tripoli fait des blattes ensorcelées au sein de l’UFR. Au sein du UFDD de Nouri, la formule est trouvée. L’occasion est de renier au chef toute emprise à l’avantage de Taher Guinassou ou
de Wodji. Mais combien sont déjà au delà des frontières, regagnant tout simplement les ennemis d’hier, la mort dans l’âme. Adoum Yacoub, Aboud et Adouma sont réduits au silence. On reçoit encore
quand il semble bon, les rares échos de Koulamallah Abderamane pour remettre la pendule obsolète à l’heure Timane depuis Khartoum.. Fussent-elles « amateurement » video-mediatisées mais pour
combien de temps ? Des gesticulations inutiles. Le mal est quelque part, rempart et dormant en attendant « la fin des pluies » pour la reprises des combats. Propos du chef. .
N’allons pas encore une fois chercher les poux sur les têtes des hommes du MN. A Tripoli, il apparaît bien que personne ne se soucie guerre de ce qui bouillonne dans les marmites des autres
à Khartoum à partir du moment ou les hommes se sont retirés en ordre serré selon un programme établi. La démarche entreprise par les soudanais eux-mêmes à pousser Soubiane vers la sortie est bien
complète à l’heure actuelle et ne laisse aucune tâche pour le MN. Jusqu'à preuve du contraire, hormis les saltimbanques du net aucune autorité du Soudan n’a opposé un refus à une décision du MN
ou mis aux arrêts un combattant du FSR. Les dernières font état même des affrontements entre les éléments MN-gouvernement à Biltine. Informations jusque là non confirmées par aucune source MN.
Soit, l’objectif n’a été entaché d’aucun obstacle. En tout état de cause, les hôtes soudanais en savent mieux que tous les raisons du départ du leader du FSR. On est au regret là également
d’accorder le bénéfice du doute ou des commentaires aux messieurs propres de la rébellion vadrouillant sous les cieux chauds de Khartoum.
Que peuvent bien insinuer les ralliements des éléments FSR ou MN à l’UFR ? D’aucuns poseraient la question de savoir pourquoi se préoccupe t-on tant des rescapés FSR ? Les plus grands, les plus
farouches des combattants avec des noms fictifs ayant fait défection des rangs du MN. D’autres cherchent encore des réponses à l’existence d’un autre FSR avec des commandes usurpatoires ? A l’une
comme à l’autre des préoccupations, la raison est que le FSR est bien une organisation solide de nom comme de poids dans l’opposition. Avec le FSR on est parti gagnant et par le FSR on est encore
plus fort. Mais la ou le bât blesse, c’est son retrait des autres. Mieux pour casser le moral de AHS, c’est d’aller fouiner dans ses affaires encore au Soudan. Alors, on rêve d’une organisation
bis. L’actualité est faite une fois de plus d’un soit disant frère de Soubiane, d’un chef d’état major ou encore d’un capitaine sans aéronef dans les rangs de l’UFR. Okay… Mais soyons sérieux !
Décidément on aura tout vu. Combien de FSR doivent-ils exister au maquis ? Un seul à notre avis, pas deux à votre avis. Le FSR existe ou meurt, c’est avec ses dirigeants légitimes.. Il fera suite
par décision, délégation ou vacance de pouvoir mais demeurera un et un seul, de mémoire de création de mouvements. Il aurait fallu d’un additif R/U/D/B ou T pour faire la différence s’il devrait
être autrement. Avec qui et comment a démarré l’historique du FSR ou du MN ? Certainement pas avec le neveu de Soubiane ou à la faveur d’un ralliement.
Tout compte fait, le FSR fait partie du MN et est déjà sur une autre piste. Ahmat Hassaballah Soubiane tout comme les autres camarades ont choisi de dialoguer en s’inscrivant dans une logique de
paix. Nul besoin de leur rééditer la voie de la guerre tant que les possibilités au dialogue demeurent ouvertes. Libre à tout un chacun tout comme droit à tout un chacun de s’opposer au pouvoir à
sa manière. Personne n’échappera aux procès de l’histoire. Ces procès qui diront vertement qui du MN ou du FSR aurait perçu un centime en échange d’un dialogue ou d’un retour monnayé. Les
démarches prendraient le temps qu’il faut dans la transparence et les garanties nécessaires. Ceux qui croient justifier la poursuite de leur hypothétique lutte sur l’échec des accords
gouvernement-MN attendraient encore longtemps.
Ahmat Soubiane doit se dire encore que sa stratégie demeure la bonne pour ne pas dire la meilleure. Beaucoup de tchadiens commencent regarder dans sa direction. De l’extérieur pour
embrasser la même démarche et de l’intérieur pour servir de courroie, de model à une initiative de paix inclusive. Puisse ce sejour en Libye jeter les bases d’un processus concluant. Le Tchad a
besoin des hommes comme Soubiane.
Adam Alio
Damalio144@@yahoo.com