Monsieur Ahmat Hassaballah Soubiane, Président du Mouvement National (MN), foulera le sol de la
capitale Tchadienne dans les semaines à venir. Balayant d’un revers de réalisme les réactions épidermiques des partisans de la guerre qui radotent ça et là que l’accord entre le
gouvernement et ses nouveaux partenaires du Mouvement National(MN).Lesquels avaient refusés de cautionner la continuation de la lutte armée vidée de sa substance et travestie pour des
intérêts autres que nationaux.
Une délégation de haut niveau composée de cadres du MN, se rendra bientôt au Tchad pour préparer
cette venue tant attendue par les pacifistes tchadiens et la communauté internationale.
Ceux qui s’échinent du matin au soir pour mettre en exergue l’urgente nécessité de faire la paix, se
réjouiront que les forces combattantes du Mouvement National sont déjà cantonnées au centre de formation de Moussoro pour suivre une formation en vue de leur prochaine intégration au sein
des forces armées nationales ainsi que la promotion des officiers comme le stipule l’accord de paix du 25 juillet 2009 en ses articles 6 et 7. Quel beau rêve pour nous et des millions de
tchadiens qui voulons passer le reste de nos jours dans un Tchad sans guerre de voir a concrétisation dans les faits de cet accord?
Parlant de pontes de la rébellion encore au frais du régime de Khartoum, savourant la luxueuse vie
offerte par leur allégeance aux velléités du présumé génocidaire Al Béchir pour instaurer un régime islamique dans notre pays. Il est encore temps de saisir la bouée de sauvetage pour ne
pas se laisser prendre dans l’engrenage de l’étau Soudanais et le marteau de la cour pénale internationale. Car qui se baigne avec un génocidaire risque de s’éclabousser si ce n’est déjà
fait.
Le peuple tchadien n’acceptera en aucune matière la ‘’Somalisation’’ de son pays, car on ne peut
prétendre gouverner une nation sans projet de société et sans aucun programme politique. Le regroupement en faction tribale des différentes composantes de la rébellion est l’un des dangers
qui nous laissent sceptiques corrélativement à la capacité de celle-ci de s’unir pour sortir le pays du gouffre et le conduire vers la voie du développement et de la lutte contre la
pauvreté. Les diatribes, les prises de bec, les unions et désunions et la course au leadership nous renforce dans notre conviction de soulever notre l’ire face la continuité de cette guerre
au diapason de la volonté populaire.
Nous nous sommes tout simplement trouvés devant des hommes qui n’ont aucun sens de l’intérêt national
ni aucun esprit révolutionnaire, car pour beaucoup d’entre eux, une telle situation les arrangerait dans la mesure où ils se sentent mieux à Khartoum qu’à N’djamena.
Au niveau de Librafrique, il nous est arrivé de nous poser des questions sur les véritables
intentions de ces opposants de luxe et qui ne sont pour nous que des opposants businessmen (la formule favorite de Abbo Sileck), mais comble de l’histoire ce sont ceux-là mêmes qui décident
de tout dans cette opposition politico-militaire en faisant la pluie et le beau temps au moment de leur gloire au Tchad.
L’unité de l’opposition politico-militaire tant attendue par le peuple tchadien n’était qu’un leurre
et bien que nous doutions fort de la sincérité de ces chefs de guerre, nous avons continué à les défendre et à apporter notre modeste contribution mais nous nous sommes rendus compte que
cette unité à laquelle nous avions cru, n’était ni plus ni moins qu’un marché de dupes car il fallait faire plaisir au parrain soudanais et continuer à percevoir le budget mensuel ou PGA
(pour les habitués) accordé à chaque mouvement qui serait d’accord avec ce choix sinon c’est le robinet et les portes de séjours somptuaires a Khartoum qui se referment .
Les soudanais ont fait le choix sur la personne de M. Timan parce que c’est dans leur intérêt qu’ils
ont fait ce choix et ils n’ont jamais cessé de le répéter sans tenir compte du nôtre. Et c’est l’une des divergences et de refus de M. Soubiane qui l’a signifié aux soudanais en leur disant
tout simplement qu’il est d’accord que c’est dans leur intérêt(Soudan) de choisir Timan. Mais où celui du peuple tchadien? Chacun de ces mouvements signataires du manifeste politique, du
règlement intérieur et des statuts de l’UFR et leurs chefs respectifs ne sont pas de faiseurs de la paix, n’ont aucune culture démocratique, car fuyant les débats et les contradictions.
Comme l’avait si bien dit Joe Al, ce ne sont ni plus ni moins que de seigneurs de guerre : «Des opportunistes dégénérés, prêts à se trémousser jusqu’au crime pour assouvir leurs
ambitions personnelles, n’hésitant pas à ramasser les biens matériels qu’ils recherchent dans des torrents de sang et de larmes des personnes sans défense, tuant de la main droite tandis
que la main gauche forge les chaînes de la servitude de tout un peuple, continuent d’infester le Tchad. »
Aux jeunes encore coincés dans les grottes ou sous le chaud soleil de l’Est tchadien. Le moment de
faire un examen de conscience sur la réalité de cette guerre est venu. Beaucoup de jeunes se sont engagés dans cette guerre travestie pour assouvir les ambitions de Khartoum et soutenir les
causes d’un lobby bien connu a Dakar au Sénégal. Profite-elle au peuple tchadien? En plagiant des textes différents de notre contexte culturel, politique et géographique pour transmettre
ses idées, serions-nous a même de conduire un pays sans parodier? Le peuple tchadien à intérêt a privilégié la paix que de soutenir des individus rompus dans l’art de faire commerce avec la
guerre.
Nous soutenons la dynamique de paix engagée par le Mouvement National(MN) et le Gouvernement Tchadien
et que le mercenariat à la solde du Soudan ne passera pas.
Abbas Kayangar