Partager l'article ! Dr Djimé Adoum : "Le lac Tchad en voie de disparition": Bien que des progrès s'observent dans le pays, il n'est un secret pour personne que ...
Bien que des progrès s'observent dans le pays, il n'est un
secret pour personne que le Tchad a du pain sur la planche pour relever tous les défis qui entravent son décollage socio-économique et politique. Cette situation est due en grande
partie à la convergence de beaucoup de facteurs parmi lesquels nous pouvons citer: les effets des guerres interminables et les aléas climatiques. Nous estimons qu'il
est temps que le pays retrouve son souffle pour amorcer un développement socio-économique et politique pour son peuple.
Nous savons bien que les deux facteurs sont intimement liés et convergent pour rendre encore plus aléatoire la vie des citoyens. Bien que nous n'avons pas fini de parler de la guerre et
compte tenu de la gravité de la situation alarmante que connait le lac Tchad, nous avons voulu consacrer un petit temps à ce sujet d'actualité en raison de l'impact que cela engendre pour
les populations riveraines totalement dépendantes de ce cours d'eau. En effet, il est très clair que la disparition de ce patrimoine commun aux pays membres de la Commission du Bassin du Lac
Tchad pose des risques extrêmement graves pour la survie d'un très grand nombre de nos concitoyens. Nous y reviendrons dans nos prochaines colonnes pour dire davantage sur la situation
de guerre que vit le pays.
kilomètres carrés en 1963. Il ne couvre que 1500 kilomètres carrés en 2001. Selon ces données, le lac Tchad a
perdu plus de 90 pourcent de sa superficie durant cet interval. Les effets dévastateurs ne se sont pas fait attendre. Selon une étude de la FAO menée en 2006, la production
halieutique s'est réduite de 60 pourcent et la flore s'est dégradée de 45 pourcent. Ces statistiques entrainent la disparition d'un écosystème qui supportait des millions de
producteurs, éleveurs, et pêcheurs, fournissant ainsi une vie meilleure à des millions de citoyens.