Idriss Déby Itno a nommé par décret
Monsieur M. Ahmat Yacoub Dobio en qualité de chargé de mission auprès du Médiateur national. Ahmat yacoub Dabio éait directeur général du groupe
Alwihda propriétaire de plusieurs site internet d'opposition politico-militaire radicale envers le régime de Déby avant de commencer à se rapprocher de ce dernier. En 2007, alors que Déby était
en visite privée en France, le tyran tchadien a eu un tête-à-tête d'environ une heure avec l'ancien dirigeant du FNTR (opposition politico-militaire). Depuis lors, l'ancien opposant radical
s'était peu à peu mué en partenaire fiable des émissaires du régime en charge de ramener au bercail certaines personnes dont la présence en Europe ou en Amérique n'est pas du goût de N'Djamena.
En 2008, Ahmat Yacoub devait déclarer dans une interview qu'il ne supportait plus l'opposition politico-armée et annonçait ouvertement sur son site internet (l'un des deux sites internet avec
tchadactuel les plus visités par les Tchadiens) qu'il se préparait à rentrer au pays. Cette annonce laissait dubitatifs nombre de Tchadiens de la diaspora qui voyaient en AYD le symbole même de
la cyber guerre contre N'Djamena. Surtout, malgré son rapprochement du régime, Yacoub Dabio continuait à apporter son soutien par le biais de son site au groupe armé UFCD (Adouma Hassaballah et
Mahamat Charfaddine) dont on le disait proche. Mais en milieu du mois d'avril dernier, Ahmat Yacoub, accompagné de son ami Mahamat Charfadine (nouveau dirigeant du FNTR après avoir été radié de
l'UFCD pour "haute trahison") sont rentrés définitivement au Tchad après plusieurs années passées en exil. A N'Djamena, Ahmat Yacoub a été reçu officiellement par le Premier ministre Youssouf
Saleh Abbas, son ancien compagnon d'opposition. Il a affirmé dans un entretien à Alwihda avoir également été reçu deux fois par le tyran Idriss Déby lui-même à Abéché.









ERDIMI: Contrairement à ce que l’opinion pense, la division de l’opposition armée n’est pas due aux problèmes de leadership, loin de là. Il y a d’abord un problème de suspicion, de méfiance, voir même du rejet. Notre statut même d’opposant au régime de Deby est difficilement admis par certains mouvements et opinions. Plus tard, quand les événements ont évolué et la nécessité d’une action politico-militaire commune est apparue urgente et nécessaire, il s’est révélé que nous avions des approches tout à fait différentes sur ce qu’il fallait faire avant et après Deby. Certains de nos collègues ont posé le problème en terme de tour : « tel groupe ethnique a déjà dirigé le Tchad, maintenant c’est le tour de tel autre, etc"… Il est aussi apparu que la plupart d’entre nous n’ont pas d’idées précises sur les phases comme le forum de réconciliation nationale, la transition, etc., et plus grave, certains ne mesurent pas à sa juste valeur le combat de l’opposition démocratique intérieure etc. Ces mots sont dans la bouche de chacun d'entre nous, exactement comme si nous récitions mécaniquement un texte mais quand nous nous asseyons autour d’une table et examinons le contenu des mots, les divergences sont importantes.
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