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Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale;
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Messieurs les Représentants des Grandes Institutions de la République;
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Mesdames et Messieurs les Députés;
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Mesdames et Messieurs les Ministres;
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Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations
Internationales;
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Distingués Invités;
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Mesdames et Messieurs
C'est un grand jour pour moi et je l'espère pour tous les Tchadiens. L'article 97 de la Constitution fait
obligation au Premier Ministre de présenter son Gouvernement à l'investiture de l'Assemblée Nationale et obtenir de celle-ci un vote de confiance sur le programme politique de
son Gouvernement.
A compter de ce jour, je me considère co-responsable avec le Président de la République de tout ce qui peut
advenir aux Tchadiens et à leur pays. J'essaierai pour ma part de répondre à leurs immenses et multiples attentes. C'est l'occasion pour moi d'adresser ma gratitude au Chef de
l'Etat qui a bien voulu me nommer Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le 15 avril 2008.
Je considère ce choix comme une marque de confiance et aussi comme un défi pour moi-même et les Tchadiens de ma
génération qui ont été acteurs et victimes des guerres civiles successives que notre pays a traversées depuis plus de 30 ans.
Je ne prendrai pas beaucoup de votre temps car, comme l'a dit mon prédécesseur à qui je rends hommage, mon
programme est celui du Président de la République qui a placé son quinquennat sous le signe du social, c'est à dire le bien-être des Tchadiens.
Il ne s'agit pas dans cet exercice de dresser un catalogue de mesures et d'actions, mais d'indiquer devant la
Représentation Nationale les voies et moyens permettant d'en accélérer la mise en oeuvre à court et moyen termes.
Etant proche collaborateur du Président de la République, je crois comprendre les ambitions de cet Homme pour
notre pays, comme en témoignent ses nombreuses réalisations. On peut citer entre autres le règlement pacifique du conflit frontalier Tchad-Libye sur la bande d'Aouzou,
l'aboutissement du projet pétrole de Doba, les multiples infrastructures dans les domaines de la santé, de l'éducation, des routes, d'adduction d'eau potable, des
communications, de l'habitat social, etc.
En tant que Premier Ministre, ma mission est de concrétiser et de rendre plus visibles les engagements du Chef
de l'Etat contenus dans son programme.
Ce défi s'articule notamment autour des points suivants:
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le considération de la paix, de la démocratie et de l'Etat de droit;
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la sécurité des biens et des personnes;
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la réforme de la justice, de l'armée et de l'administration;
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les réformes économiques et financières;
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la satisfaction des besoins essentiels et légitimes des populations;
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du travail pour les jeunes et surtout pour les diplômes sans emploi;
Près d'un demi-siècle après son indépendance, notre pays ne retrouve pas encore la paix. La démocratie qui crée
les conditions de l'alternance par les urnes est délaissée au profit de la volonté de conquérir le pouvoir par les armes. Cette volonté s'est illustrée par les tristes
évènements que le pays a vécus au début de cette année. Il est temps pour nous de rompre avec ce cercle vicieux de la violence.
Nous avons étonné le monde par notre propension à faire la guerre. Nous pouvons tout aussi bien le surprendre
par notre capacité à faire la paix.
L'histoire récente démontre à suffisance que notre pays est une nation qui a toujours su faire face à de grands
défis et surmonter à des multiples périls. La crise que vit actuellement notre pays, sans doute une des plus graves de son histoire, nous donne une fois encore l'occasion de
vérifier notre capacité d'affronter et de résoudre les problèmes.
Ainsi, la formation du nouveau Gouvernement qui a vu l'arrivée en son sein d'illustres personnalités de
l'opposition regroupées dans la CPDC, marqué par la diversité d'expériences et d'opinions, est la preuve de ce dépassement et de ce sursaut.
C'est l'occasion pour nous de saluer l'extraordinaire courage politique de l'opposition démocratique
tchadienne. C'est le lieu également pour nous de prendre solennellement l'engagement de la mise en oeuvre effective des conclusions du dialogue politique contenues dans l'Accord
politique du 13 août 2007.
Le dialogue amorcé sera poursuivi avec tous les groupes politico-militaires en vue de ramener la paix dans
notre pays. La participation effective de la société civile à cette démarche nous paraît indispensable.
La paix, nous devons également l'instaurer entre les individus et entre les communautés. Les citoyens ont perdu
l'habitude de se parler. Chacun est retranché dans son milieu et dans ses préjugés. Même la configuration de nos quartiers traduit la méfiance et la séparation.
Plus grave, la violence est devenue le mode d'expression le plus courant qui sévit même dans le milieu
scolaire. Une altercation entre deux personnes, un incident entre un éleveur et un agriculteur, se transforment rapidement en un affrontement interethnique sanglant. C'est
incontestablement l'ignorance et la pauvreté qui sont à la base de ces violences.
Mon Gouvernement entend mettre un terme à cette dérive meurtrière. Il se donne pour mission de faire reculer le
plus loin possible les frontières de l'insécurité, de l'intolérance et de la pauvreté qui constituent des menaces, tant pour notre cohésion nationale que notre progrès
économique et social.
La démocratie et l'Etat de Droit qui sont des acquis indéniables de l'avènement du 1er décembre 1990, sont
souvent mis à rude épreuve. seule la pleine restauration de l'autorité de l'Etat et le dialogue permanent permettront de contrer cette menace et de restaurer ces
valeurs.
L'Etat de droit ne peut être une réalité si la justice ne joue pas son rôle avec efficacité. Dans ce cadre, les
états généraux de la justice, de violation des droits humains et de l'impunité, de l'inexécution des décisions judiciaires et de la corruption. Le Gouvernement fera rapidement
le point de ce dossier pour traduire ses recommandations en actions concrètes et dans les meilleurs délais.
L'Etat de droit ne peut prévaloir tant qu'il n'existe pas un minimum de sécurité des personnes et des
biens, tant que les lois de la République ne s'appliquent pas partout et à tous. A l'insécurité, à l'impunité, à l'incivisme, il faut opposer la rigueur de la loi et plus encore
contre ceux qui, de part leurs fonctions incarnent la puissance publique.
Dans ce contexte, il convient de faire une distinction entre la rigueur et la brutalité. Nos forces de l'ordre
doivent apprendre à gérer les crises avec fermeté certes, mais aussi avec professionnalisme. Ce qui vient de se passer à Moundou prouve qu'elles doivent s'adapter aux exigences
d'un Etat de droit. Le Gouvernement va entreprendre des actions de sensibilisation, d'encadrement et de formation.
Les élections démocratiques ont été ont été organisées en 1996, 2001 et 2006 et ont donné la preuve de la
maturité du peuple tchadien à s'approprier le processus démocratique. Toutefois, comme dans tout processus de construction, il reste encore du chemin à parcourir. Mais des
insuffisances existent encore et l'Accord politique du 13 août 2007 entre les Partis Politiques va permettre de combler celles-ci notamment, à travers le code électoral en vue
d'améliorer les élections futures.
Dans ce cadre, le Gouvernement entend appliquer scrupuleusement les dispositions constitutionnelles, légales et
réglementaires pour assurer la régularité et la transparence des consultations électorales.
L'Etat de droit exige également l'existence d'une presse libre mais aussi professionnelles et responsable. La
presse tout comme les syndicats, n'est pas un adversaire des pouvoirs publics, mais au contraire un partenaire indispensable à la consolidation de la démocratie. Mon
Gouvernement entend lui apporter son appui pour son développement et sa professionnalisation.
Le Gouvernement entend par des concertations régulières améliorer les rapports entre la presse te les pouvoirs
publics. La logique d'apaisement sur la scène politique nous encourage également à oeuvrer pour un paysage médiatique responsable où prévaudront la bonne entente et l'intérêt
national. Les contacts déjà commencés avec les principaux acteurs seront poursuivis à l'effet de créer un environnement sain et constructif.
De même, le Gouvernement se félicite du dynamisme du mouvement syndical de notre pays. Il souhaite vivement que
ces partenaires sociaux, au delà de leur diversité, s'organisent autour d'une plate-forme minimale, tant pour la crédibilité que pour le grand bien des travailleurs; ce faisant,
ils faciliteraient énormément le dialogue avec les pouvoirs publics.
L'Etat de droit que nous cherchons à consolider doit être soutenu par une administration qui se veut le pilier
du fonctionnement des institutions républicaines. Sans une administration fonctionnant de façon optimale, il n'y a pas de stabilité des institutions. Malheureusement, cette
action est constamment compromise par une administration inefficace, incompétente, démotivée et corrompue.
Il faut renouer avec l'orthodoxie administrative telle qu'elle existe partout dans le monde. Il est impératif
de redonner la primauté à la compétence, à l'expérience acquise et l'excellence. Ceci passe par une utilisation rationnelle des hommes et des femmes.
Il est grand temps de mettre un terme au laxisme dans les administrations centrales, territoriales, ainsi que
dans les offices, établissements publics, sociétés et entreprises d'Etat.
Notre Gouvernement va s'attaquer aux problèmes de l'administration, de son instabilité, de son inefficacité. Il
prendra les choses en main, d'abord pour remettre les agents de l'Etat au travail, pour sanctionner ou récompenser en vue d'accroître les performances de cette administration et
exiger des résultats à tous les niveaux. C'est la moindre des choses que de demander à tous ceux qui émargent sur le budget de l'Etat de faire correctement leur
travail.
Il n'est pas exagérer de dire que l'administration territoriale a une grande part de responsabilité dans la
plupart des problèmes que connait notre pays.
L'oppression et l'arbitraire exercés sur les citoyens, le laxisme et le favoritisme, la dilapidation des
maigres ressources, sont imputables à la plupart des autorités locales. J'en ferai un sujet de préoccupation quotidienne. Je demande solennellement à tous ceux là d'arrêter
ces pratiques indignes d'une République. L'Etat doit protéger les citoyens au lieu de les opprimer. L'autorité n'est pas la répression. Les hommes qu'il faut seront désormais à
la place qu'il faut dans notre administration.
Le Gouvernement prendra rapidement des mesures adéquates pour assainir et redynamiser l'administration.
Celles-ci requièrent seulement comme d'autres d'ailleurs, de la fermeté et une volonté politique clairement exprimée. A cet égard, les conclusions des audits techniques et
institutionnels des ministères ainsi que le plan d'action de la reforme de l'administration publique seront mis en oeuvre.
S'agissant de l'administration territoriale en particulier dont les insuffisances ont été relevées par
l'Assemblée Nationale, le Gouvernement étudiera avec soin les pertinentes conclusions du rapport de la commission d'enquête parlementaire et corrigera les dysfonctionnements
relevés. De même, le Gouvernement exploitera au mieux les recommandations contenues dans les rapports des missions présidentielles de mars 2008.
Par ailleurs, pour le Gouvernement, la lutte contre la corruption et les détournements des deniers publics
devient un impératif majeur. Il est en effet intolérable que des citoyens s'enrichissent sans scrupules par les détournements et la corruption, alors que nos populations
croupissent dans la misère et que le Chef de l'Etat fait de la lutte contre la pauvreté son cheval de bataille.
Permettez-nous, de saisir l'occasion pour rendre un hommage mérité à nos forces de défense et de sécurité qui
ont fait le sacrifice ultime pour préserver les acquis de la paix et de la démocratie. Nous pouvons être fiers de notre Armée.
Mais cette reconnaissance ne doit pas occulter les problèmes qu'elle pose. Notre Armée est aujourd'hui notre
grande force. Mais n'ayons pas peur de dire qu'elle est aussi notre faiblesse. Notre armée renferme malheureusement en son sein des brebis galeuses qui entament sa crédibilité.
Ses insuffisances ont été relevées lors des Etats Généraux de l'Armée tenus janvier 2005.
Mon Gouvernement s'engage à traduire dans les faits les résolutions et les recommandations issues des Etats
Généraux de l'Armée.
Nous manquerons à notre devoir si nous n'avons une pensée particulière pour notre jeunesse. Il y a dans notre
pays une jeunesse de grande qualité, une qualité d'autant plus grande qu'elle a été forgée dans les privations, l'endurance et les sacrifices.
C'est elle qui apportera du sang neuf pour bâtir notre grand et beau pays. A elle de prouver ce dont elle est
capable. Le Gouvernement lui fait confiance.
Les jeunes doivent faire preuve d'imagination pour créer des emplois, apprendre à initier des projets
générateurs de revenus. L'Etat est là pour les aider dans leurs démarches et pour les accompagner.
L'idée de se former, d'acquérir un diplôme et de chercher à intégrer la Fonction Publique ne doit plus être le
seul chemin pour accéder à l'emploi. Par conséquent, le Gouvernement s'engage à créer un cadre adéquat pour mieux dialoguer avec elle et lui donner les meilleurs
repères.
Le Ministère en charge des micro-finances entreprendra des actions concrètes pour accompagner les démarches des
jeunes et des femmes en vue du développement de la micro-entreprise.
Le Gouvernement fait de cette orientation, une question majeure et y mettra les moyens nécessaires dans le
cadre de la lutte contre la pauvreté.
Plus généralement, le Gouvernement entend s'attaquer résolument aux questions de formation professionnelle et
de l'emploi. Dans cette perspective, il prendra rapidement des dispositions pour appliquer la Déclaration de Politique Nationale de l'Emploi adoptée en janvier 2002. De même,
mon Gouvernement mettra un accent particulier sur la promotion du secteur privé en tant que force principale de création d'emplois, tout en adoptant des mesures incitatives
pour attirer les investisseurs étrangers. Il entend aussi élaborer dans les meilleurs délais une politique nationale de formation professionnelle.
Le peuple tchadien a besoin d'un mieux être. Ce besoin est tellement patent que Son Excellence Monsieur le
Président de la République en a fait l'élément central de son action pendant ce quinquennat.
Le programme du Gouvernement s'inscrit dans le sens des réformes conclues avec les partenaires en développement
du Tchad, notamment les Institutions de Breton Woods, l'Union Européenne et le Système des Nations Unies dont l'appui et les conseils nous sont indispensables.
Nous sommes déterminer à respecter les engagements pris et d'assurer un suivi régulier des dossiers tels que
les réformes structurelles, le programme de gestion des revenus pétroliers, la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance ainsi que l'Initiative des
PPTE.
Notre pays pourra ainsi assoire une croissance économique durable et soutenue grâce à l'allègement de la dette
extérieure qui nous permettra de financer plusieurs projets prévus dans la Stratégie Nationale de Réduction de la Pauvreté (SNRP), pour améliorer les conditions de vie de
nos populations.
En effet, même si la lutte contre la pauvreté est d'abord l'affaire des Etats, l'appui de la Communauté
internationale reste déterminant et capital. Notre pays fera les progrès nécessaires pour bénéficier de cette initiative dans les années à venir.
Le Gouvernement se donnera les moyens d'action nécessaires à la satisfaction des besoins essentiels, en vue de
réduire la pauvreté dans les villes et les campagnes. La satisfaction de ces besoins passe d'abord par la baisse du coût de la vie aujourd'hui insupportable pour les ménages
tchadiens.
Le Gouvernement a pris récemment des mesures pour diminuer le prix des matériaux de construction et celui de la
viande. Elles n'ont pas eu l'effet escompté parce que certains opérateurs économiques ont privilégié leurs intérêts propres au détriment du plus grand nombre.
Cette attitude immorale est de nature à compromettre les projets du Chef de l'Etat. Par conséquent, le
Gouvernement agira avec la plus grande fermeté contre ces crimes économiques. Le Gouvernement, de concert avec les opérateurs économiques, étudiera tous les mécanismes en vue de
rendre accessibles les produits de première nécessité aux populations.
Le Gouvernement veillera particulièrement au dialogue et au renforcement du partenariat Etat-Secteur
privé.
L'amélioration des conditions de vie à laquelle le Président de la République tient par-dessus tout, passe
aussi par un accès facile pour tous les Tchadiens à une eau potable, un habitat décent, à des soins et des médicaments à des prix abordables, à des infrastructures
socio-éducatives, culturelles et sportives de qualité.
L'amélioration des conditions de vie exige également que nous mettions valeur nos immenses potentialités
agro-sylvo-pastorales et touristiques. En un mot, nous devons conjuguer nos efforts pour lutter contre la désertification, le braconnage et juguler la mauvaise gestion de
nos ressources naturelles.
Nos revenus pétroliers seront utilisés pour développer les secteurs de production traditionnelle que sont
l'agriculture, l'élevage et la pêche qui constituent le socle de notre économie.
Il est vain de parler de développement, d'élaborer des schémas et projets tant que le problème de l'énergie
n'est pas réglé.
Notre pays vit une crise énergétique sans précédent, avec des conséquences désastreuses sur tous les secteurs
de la vie nationale. De nombreuses tentatives ont été faites; des solutions partielles ont été trouvées. Mais le fond du problème demeure: l'électricité est rare, voire
inexistante à certains endroits du pays, et reste excessivement chère.
Le Gouvernement est décidé à trouver une solution définitive à ce problème, en assurant une régularité de
l'approvisionnement en gasoil à la STEE et une réduction notable du coût de revient. Il veillera particulièrement à la bonne gestion de cette société.
Pour une solution durable à la question de l'énergie, il est envisagé actuellement:
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la construction d'une mini-raffinerie (Topping Plant) à Komé avec le consortium dirigé par
ESSO;
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la construction d'une raffinerie avec l'appui de la Chine;
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l'interconnexion électrique avec le Cameroun.
Je peux vous assurer que mon Gouvernement donnera une impulsion particulière à ces projets en vue de leur
réalisation dans les meilleurs délais.
De nos jours, une administration et une économie performantes ont nécessairement besoin de s'appuyer sur les
nouvelles technologies de l'information et de la communication, outils incontournables dans l'édification d'une société moderne, en phase avec la mondialisation. Le Gouvernement
a ainsi adopté la Stratégie Nationale de Développement des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) du Tchad. La concrétisation de l'axe principal de la
stratégie permettra de relier le Tchad au reste du monde à travers le projet de la fibre optique qui a été déjà installée tout au long du pipe line ( de Komé à Kribi). Son
prolongement jusqu'à N'Djamena permettra d'améliorer la qualité des communications, le développement de l'Internet, la modernisation de nos administrations et la réduction
substantielle des coûts.
S'agissant des médias audiovisuels, les Tchadiens doivent aspirer légitimement à des services améliorés tant
pour le confort d'écoute que pour le taux de couverture des différents médias. L'agression de janvier-février 2008 a fortement endommagé les installations des médias
d'Etat.
Le Gouvernement mettra les moyens nécessaires pour réhabiliter dans les plus brefs délais les bâtiments et
installations de la Radio Tchad et de la Télé Tchad. Il profitera du remplacement des équipements pour rehausser la qualité des installations et de leur production. Avec la
montée prochaine des émissions de la radio et de la télévision nationale sur satellite, la voix du Tchad portera plus loin avec une qualité plus appréciable.
Dans le domaine des postes, il est impératif de relancer la Caisse d'Epargne Postale et le Centre des
Chèques Postaux pour en faire de véritables banques de proximité.
Le Tchad demeure fidèle à sa politique extérieure d'indépendance basée sur l'amitié et la coopération avec
tous les pays épris de paix et de justice. Il réaffirme son appartenance à la CEMAC, à la CEEAC et à la CENSAD ainsi que sa ferme détermination à contribuer activement à la
réalisation des objectifs de l'Union Africaine.
C'est pour cela que nous privilégions la politique de son voisinage et de non ingérence dans les affaires
intérieures des autres Etats.
A l'égard des Etrangers qui ont choisi de vivre dans notre pays, partageant parfois nos déboires, nous
voudrions leur dire que le Tchad est un pays d'hospitalité, ouvert et accueillant pour tous ceux qui respectent ses lois et règlements, ses valeurs et ses
traditions.
Le Gouvernement entend consacrer une journée de solidarité et d'échanges avec tous les étrangers vivant sur son
sol. Pour les Africains en particulier, ils sont ici chez eux, car nous tchadiens, nous nous considérons comme des Africains nés au Tchad. C'est à ce prix que nous réaliserons
l'indispensable intégration africaine, seule planche de salut pour notre avenir commun.
M'adressant à ceux de nos compatriotes vivant à l'extérieur du pays, nous les invitons à prendre leur juste
place dans la construction de la nation tchadienne. Le pays a véritablement besoin de leur contribution, de leur savoir-faire et de leur ouverture sur le monde.
Pour ce faire, le Gouvernement entend doter les Représentations Diplomatiques des moyens nécessaires à leur bon
fonctionnement d'une part, et institutionnaliser un cadre de concertation et d'échanges avec la diaspora d'autre part.
Le Gouvernement entend oeuvrer pour la promotion d'un ordre mondial plus juste et plus solidaire. C'est au nom
de cette solidarité qu'il lance un appel pressent à tous ses partenaires afin de bénéficier une fois encore de leur soutien pour consolider les acquis de paix et de
démocratie.
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Monsieur le Président de l'Assemblée
Nationale;
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Messieurs les Présidents des Grandes Institutions de la République;
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Mesdames, Messieurs les Députés;
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Mesdames, Messieurs les Ministres;
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Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentant des Organisations
Internationales;
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Distingués invités.
Le programme du Gouvernement dont j'ai la charge, ne peut être mis en oeuvre et déboucher sur un succès que si
toutes les institutions de la République regardent dans la même direction. Cette cohérence de vision est la condition du succès de ce programme.
Puisse ce programme politique que j'ai le plaisir de vous présenter aujourd'hui nous servir de boussole sur la
voie que nous avons choisie d'emprunter pour arriver à la paix, à la stabilité nécessaire pour résoudre les problèmes essentiels. C'est à vous tous que j'en
appelle.
Avant de conclure, je vous invite à revisiter notre devise: UNITE- TRAVAIL- PROGRES.
UNITE dans la diversité, dans la paix; une vraie unité des tchadiens dans l'égalité et la justice.
Unis, les tchadiens peuvent soulever des montagnes, régler leurs multiples problèmes et tirer leur pays vers le
haut.
Unis, les tchadiens peuvent faire face à n'importe quelle menace extérieure d'où qu'elle vienne.
Désunis comme nous les sommes actuellement, c'est la porte ouverte à toutes les ingérences.
Le PROGRES qui est l'objectif final, c'est-à-dire le bien être
des tchadiens ne peut s'obtenir que par le TRAVAIL, encore le TRAVAIL et toujours
le TRAVAIL.
Alors tous ce qui ont encore une flamme pour servir leur pays doivent se demander à la fin de chacune
de leurs journées:"ai-je fait, bien fait, ce que je dois?".
Je sais que je peux compter sur votre soutien. Je souhaite que notre Auguste Assemblée accorde sa
confiance à ce Programme pour nous permettre de répondre à vos attentes ainsi qu'à celles de toutes les populations tchadiennes
A ceux qui doutent de notre capacité, je leur demande de nous juger sur les actes.
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