A propos de l’utilisation d’un pseudonyme,
Par Gangnon Djinta NGARDAM
J’ai souvent lu, dans les commentaires, des gens mal intentionnés traiter leurs compatriotes, qui font de leur mieux intellectuel pour pondre un article, de peureux, de lâches et
de que sais-je encore simplement parce qu’ils utilisent des pseudo pour signer leurs articles.
Je ne pense pas que ce genre d’individus qui étalent leurs fantasmes dans les commentaires méritent une attention particulière néanmoins quelques précisions à propos de l’utilisation de pseudo s’imposent, entendu qu’il y a plusieurs façons d’en faire usage.
Il y a bien sûr ceux qui font usage du pseudo par lâcheté : ce sont ceux qui se cachent derrière un pseudo pour insulter, pour s’attaquer à un adversaire qu’ils n’ont pas le courage de combattre à visage découvert, pour semer la zizanie ou pour faire l’apologie du crime. La blogosphère tchadienne est tellement infestée par cette catégorie d’individus que je vous fais grâce de les énumérer.
Il y a une autre catégorie qui use de pseudo par stratégie : ce sont ceux sont restés aux pays et qui risquent fort si jamais on découvrait leur véritable identité ou ceux qui pour une raison ou autre préfèrent rester dans l’ombre pour mieux agir. Qu’il soit Bérémadji Félix, ou Mahamat Ahmat ou tant d’autres qui participent de la même stratégie, il n’en demeure pas moins qu’ils contribuent au même titre que les autres à la lutte pour « la libération » du Tchad.
Dans la presse locale tchadienne abondent ces stratèges. Quelques exemples, des plus célèbres pour étayer :
Ramsès Kanika, ça ressemble à un nom d’un Niellim, mais c’est un pseudo utilisé par un haut cadre SARA d’une grande institution catholique.
Séverin George NGUETTA, à première vu, fait songer à un nom SARA mais c’est aussi un pseudo utilisé par beaucoup de personnes du journal le temps cependant on peux, avec risque de se tromper, en attribuer la paternité à feu Néhémie BENOUDJITA.
Ezéchiel Oner, pseudo utilisé par feu Beyem RONE NGAKOUTOU
C’est un pseudo aussi qui se cache derrière le billet d’humeur « avec sourire » du quotidien « le progrès » etc.
Ces quelques exemples, vu ce que nous savons des identités cachées derrière, montrent à suffisance que n’est pas forcément couard qui fait usage d’un pseudo.
Maintenant, est-ce synonyme de bravoure, que de signer un article par sa véritable identité ?
La plupart des commentateurs de la blogosphère tchadienne associent à un acte de bravoure le fait de signer un article par ses propres nom et prénoms. Mais regardons de plus près ceux qui osent le faire.
Une constance les caractérise à quelques exceptions près : nos chers braves sont tous à l’étranger.
En termes incultes, ils ne font pas face au même risque que ceux qui sont au pays et pourquoi ? à vous de me répondre !
Quoiqu’il en soit, nous vivons aujourd’hui l’ère de la technologie et personne ne peux se cacher en réalité. On peut toujours remonter à la source d’un email ou d’un commentaire. Il suffit qu’on le veuille. Que ceux qui ont des oreilles entendent !